Dans un monde en plein bouleversement, le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin a marqué un tournant décisif dans les dynamiques géopolitiques mondiales. De l’Asie à l’Afrique, en passant par l’ASEAN et le Maghreb, les 26 pays membres ont adopté une série de stratégies ambitieuses, formalisant leur volonté de bâtir un ordre multipolaire.
Cette nouvelle ère souligne à la fois le recul de l’influence occidentale et l’émergence d’un bloc non-occidental plus cohérent, déterminé à redéfinir les règles du jeu économique et politique.
Le sommet de Tianjin a permis l’adoption de 24 documents clés, dont la Déclaration de Tianjin et une Stratégie de développement jusqu’en 2035. Ces textes couvrent la sécurité, la connectivité, le commerce et l’énergie.
En lançant l’idée d’une banque de développement de l’OCS et d’une plateforme énergétique internationale, les pays membres posent les bases d’un système parallèle aux institutions dominées par l’Occident. Ce choix symbolise une réorientation stratégique vers des modèles adaptés aux besoins des pays émergents.
Les dirigeants ont affirmé que l’OCS endosse désormais des responsabilités accrues pour la paix et le développement, élargissant son mandat politique.
Le rôle moteur de la Chine, de la Russie et de l’Inde a été mis en avant :
Ces trois puissances ont consolidé l’image d’une troïka multipolaire, appuyée par les partenaires du Golfe et de la Turquie, qui misent sur l’énergie et la logistique pour s’arrimer au bloc.
Trois scénarios se dessinent pour les 20 prochaines années :
Dans tous les cas, l’OCS sort renforcée, affirmant son rôle de catalyseur d’un nouvel ordre mondial où l’Afrique et le Maghreb occuperont une place décisive.