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“Afrique 2025 : recompositions mondiales, investissements APAC et enjeux stratégiques pour 2026”
December 4, 2025 at 11:00 PM
by Cl.Custinne Source/2025
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2025 : fractures, recompositions et l’espoir d’un nouvel équilibre — l’Afrique face aux tensions mondiales et aux perspectives 2026

L’année 2025 n’a pas seulement été un chapitre de plus dans les cycles économiques mondiaux : elle a marqué une bascule stratégique, visible à la fois dans les chiffres, dans les alliances et dans les crispations qui ont secoué l’Europe, l’Asie et les États-Unis. Entre montée des tensions géoéconomiques, glissements d’influence, recomposition des blocs et ambitions industrielles concurrentes, le monde a traversé une zone de turbulences dont les répercussions ont été immédiates sur les marchés internationaux.

Derrière ces secousses, un constat s’impose : l’Afrique n’est plus un simple spectateur, mais l’un des terrains majeurs où se négocient les équilibres de demain. Et à l’approche de 2026, cette réalité devient impossible à ignorer.

Une année sous tension : Europe fragilisée, Asie en expansion, États-Unis en recomposition

L’Europe a vécu en 2025 une crise majeure, largement relayée par le FMI, la BCE et l’OCDE : inflation persistante, contraction industrielle, crise énergétique latente et instabilité politique dans plusieurs pays membres. La Commission européenne elle-même a reconnu que la croissance continentale serait “structurellement faible sur 2024–2026”.

Parallèlement, l’élection américaine et la politique économique volontariste du gouvernement Trump — davantage tournée vers le protectionnisme, la relocalisation industrielle et l’exigence d’alliances “indexées sur les intérêts américains” — ont renforcé les tensions commerciales, en particulier avec l’Asie.

🔹 Les effets ont été immédiats :

➡️ volatilité accrue des marchés, notamment dans l’industrie et les technologies ;

➡️ retrait d’investissements européens dans plusieurs régions ;

➡️ réorientation des flux asiatiques vers des zones jugées plus stables, dont l’Afrique et le Golfe.

🔹 L’Asie, elle, a poursuivi son mouvement :

➡️ selon la Banque asiatique de développement (ADB), la zone APAC restera le moteur de croissance n°1 mondial jusqu’en 2027 ;

➡️ l’ASEAN a renforcé son intégration interne ;

➡️ l’OCS, les BRICS élargis et plusieurs partenaires du Golfe ont avancé une logique d’alliances plus larges, cherchant à attirer l’Afrique et à contourner les dépendances traditionnelles.

2025 : quand les tensions mondiales deviennent un accélérateur de recomposition

🔹 L’économie mondiale a connu une année agitée, marquée par :

➡️ une guerre commerciale larvée entre États-Unis et Chine ;

➡️ une fragilisation européenne ;

➡️ un déplacement du centre de gravité vers l’Asie-Pacifique ;

➡️ la montée en puissance des BRICS+ ;

➡️ l’expansion silencieuse de la Russie vers des corridors africains (transports, énergie, sécurité).

🔹 Reuters, le Financial Times et l’IEA ont documenté en 2025 plusieurs dynamiques lourdes :

➡️ hausse des investissements asiatiques dans les métaux critiques africains (lithium, nickel, cobalt, graphite) ;

➡️ retrait européen partiel sur certains projets d’infrastructure ;

➡️ activation des corridors logistiques financés par les BRICS et les pays du Golfe ;

➡️ pression internationale sur les chaînes de valeur vertes.

L’Afrique s’est retrouvée au centre de ces stratégies.
Non pas par hasard : mais parce qu’elle détient ce que tous recherchent — ressources, marchés, position géographique, potentiel démographique et marge de croissance.

Les vecteurs de croissance réels et vérifiables en 2025–2026

D’après les rapports du FMI, de la Banque mondiale, de l’IEA et de l’ADB, les moteurs de croissance 2025–2026 se trouvent clairement dans :

➡️ l’Asie-Pacifique (APAC) : +4,8 % de croissance moyenne projetée (ADB Outlook 2025) ;

➡️ l’ASEAN : forte demande en agro-industrie, énergie, logistique et digital ;

➡️ les BRICS+ : capitaux souverains en quête de projets africains structurés ;

➡️ la Russie : repositionnement dans les secteurs énergie, transport et minier.

🔹 Ces blocs concentreront l’essentiel des investissements mondiaux dans :

➡️ les métaux critiques (IEA, “Critical Minerals Outlook 2024–2025”),

➡️ les infrastructures énergétiques,

➡️ les corridors logistiques,

➡️ les zones industrielles intégrées,

➡️ le digital souverain (data centers, fibre, cloud régional).

Pendant que l’Europe et une partie de l’Amérique du Nord ralentissent,
APAC, BRICS, Golfe et Russie deviennent les pôles de croissance réels de 2026.

Une Afrique courtisée mais exposée : la nécessité d’une stratégie lucide

Dans cette recomposition, le continent ne peut plus se permettre d’être réactif.
Il doit être stratège.

🔹 Les risques sont réels :

➡️ dépendance excessive à un seul bloc,

➡️ manipulation des termes commerciaux,

➡️ captation des chaînes de valeur,

➡️ pressions diplomatiques,

➡️ violabilité financière.

🔹 Mais les opportunités sont tout aussi tangibles :

➡️ diversification des partenaires,

➡️ montée en gamme des industries,

➡️ transition énergétique africaine,

➡️ souveraineté minérale,

➡️ insertion dans les corridors eurasiens.

2025 a montré que les États qui anticipent — Rwanda, Kenya, Égypte, Afrique du Sud, Sénégal, Maroc — ont mieux résisté aux chocs extérieurs.

2026 : la fenêtre d’opportunité, fragile mais réelle

Si l’année 2025 fut celle des secousses, 2026 peut être celle de l’ouverture.
Tous les grands acteurs mondiaux convergent vers une idée simple :
la stabilité des marchés dépend d’une nouvelle architecture de coopération.

🔹 Plusieurs signaux convergent :

➡️ les BRICS+ envisagent un élargissement de l’alliance et de nouveaux instruments financiers ;

➡️ l’ASEAN accélère ses connexions Sud-Sud ;

➡️ APAC cherche des partenaires stratégiques hors des axes dominants ;

➡️ l’Europe, malgré la crise, tente une diplomatie économique plus proactive ;

➡️ les États-Unis réorganisent leurs chaînes d’approvisionnement.

Dans ce contexte mouvant, l’Afrique peut devenir un pivot, pas une dépendance.

🎯 Et ESU Partners dans tout cela ?

Un cabinet sérieux ne regarde pas le monde comme un décor : il l’écoute et s’y adapte.
2025 nous a montré que les besoins de nos partenaires — africains, asiatiques, européens ou issus du Golfe — évoluent vite :

➡️ plus de structuration financière,

➡️ plus de lecture géopolitique,

➡️ plus de veille stratégique,

➡️ plus de partenariats inter-blocs,

➡️ plus de gestion des risques souverains,

➡️ plus de sécurisation de chaînes de valeur.

🔹 En 2026, ESU Partners renforcera donc :

➡️ ses outils d’analyse des marchés APAC, BRICS et ASEAN,

➡️ ses programmes d’accompagnement pour projets 5–50 M$,

➡️ ses événements stratégiques, dont certains en format confidentiel,

➡️ et ses passerelles Afrique–Asie–BRICS, là où se trouve la croissance réelle.

Notre rôle reste simple :
offrir à nos clients un regard lucide, une stratégie solide et une capacité opérationnelle adaptée aux dynamiques du monde qui vient.

Conclusion : 2025 a exposé les fractures — 2026 doit construire les ponts

L’Afrique entre dans une année décisive.
Les tensions ne vont pas disparaître, mais elles peuvent être transformées en leviers si les acteurs, publics comme privés, avancent avec méthode, alliances diversifiées et lecture stratégique.

ESU Partners accompagnera cette transition, avec un engagement constant :
servir les intérêts africains tout en ouvrant des fenêtres vers les marchés qui comptent réellement en 2026 : APAC, ASEAN, BRICS, Russie, Golfe.

Sources consultables

(non exhaustives, toutes publiques)

  • FMI – World Economic Outlook 2025
  • ADB – Asian Development Outlook 2025
  • Banque mondiale – Africa Pulse 2024–2025
  • IEA – Critical Minerals Outlook 2024
  • OCDE – Economic Outlook 2025
  • Reuters – analyses géopolitiques et marchés 2024–2025
  • Financial Times – coverage Asie / Afrique / BRICS 2025